SAUVEGARDE ET RECONQUETE DE L’ENVIRONNEMENT


Aspects environnementaux-clés en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a conclu que pour répondre aux orientations générales de mettre en oeuvre l'utilisation des énergies renouvelables et de maintenir la biodiversité dans l'environnement, huit principes-clés doivent être pris en compte :

  1. Il est indispensable d’agir pour la sauvegarde de l'environnement. Le maintien du statu quo n'est pas une option.
  2. Le gouvernement devrait faire un rapport politique clair accentuant les objectifs stratégiques principaux pour la sauvegarde de la nature, à la lumière de la nécessité de garantir une utilisation durable et de maintenir la biodiversité dans l'environnement
  3. il faudrait favoriser la promotion de schémas pilotes à l’échelle régionale pour démontrer l'application de nouveaux concepts et examiner à quelle point la gestion de la protection requise dans la région pilote pourrait être fournie par les systèmes existants.
  4. Le fait que la sauvegarde de la nature soit prise en considération séparément de toute question plus large de gestion de l'environnement, de ses écosystèmes et de ses ressources est une chose difficile. Cette prise en compte d’une approche globale est donc cruciale.
  5. La nature de l'environnement rend difficile de la considérer séparément. Il est important donc d'adopter, autant que possible, une approche commune simple. N'importe quel nouveau cadre pour la protection de la nature devrait être compatible avec les cadres nationaux et internationaux existants, et avec d'autres propositions se développant telles que des zones de gestion intégrée ayant une approche plus large.
  6. En développant tout nouveau système pour la sauvegarde de la nature, les cadres existants devraient être employés si possible, dans le but de rationaliser et simplifier le système de normalisation courant tout en assurant le respect de la sauvegarde et de la protection de l'environnement
  7. Les mesures de sauvegarde doivent autant que possible, co-exister et s’aider des autres utilisations légitimes de l'environnement. Les objectifs nationaux doivent par conséquent maintenir un équilibre entre les besoins et les pratiques locales.
  8. La sauvegarde de l’environnement doit donc être considérée via un cadre et une réelle stratégie

Principes pour un cadre intégré

Tout le monde s’accorde à dire que n'importe quel cadre pour la sauvegarde de la nature devrait avoir pour objectifs suivants :

  • Sauvegarder la qualité globale de l'environnement, de ses processus naturels et de sa biodiversité
  • Favoriser efficacement une utilisation durable de ses ressources dans l'intérêt public
  • Assurer la protection des espèces et des habitats qui sont d’une importance essentielle en terme de sauvegarde et/ou est d’importance nationale, à la fois par l'identification des régions spéciales et par des mesures plus larges.

La poursuite de ces buts pourrait conduire à adopter cinq principes généraux. D'abord, que le succès de n'importe quel programme de sauvegarde dépend de l’établissement, dès le début, d’une approche globale incluant des critères clairs pour identifier la faune d’importance nationale. En second lieu, les efforts doivent se porter sur l’investissement dans des échelles spatiales plus appropriées pour permettre la réussite des mesures nationales de sauvegarde. Troisièmement, des mesures de la sauvegarde ont besoin d’être développées. Quatrièmement, les intérêts des autres utilisateurs sont identifiés. Et en cinquième lieu, et en conclusion, il y a besoin de réduire au maximum la pléthore de catégories de désignations, de termes et de réglementations pour ne garder que ce qui est essentiel pour répondre aux objectifs premiers.

Tout cadre devra assurer un équilibre entre :

  • un réseau des régions protégées ;
  • la sauvegarde des espèces et
  • les mesures qui aident la sauvegarde dans un environnement plus large intégrant les régions offshore.

Une composante-clé de tout cadre, doit donc être la capacité à identifier et fournir la sauvegarde statutaire aux sites d’importance nationale pour la sauvegarde et la gestion de la faune sauvage et des habitats, aussi bien que conférer la sauvegarde adéquate à des catégories d’espèces nombreuses et étendues.

Le cadre devrait remplir les fonctions suivantes :

  • compléter les approches déjà établies pour la sauvegarde et la gestion de la vie sauvage importante au niveau national et celles plus récemment introduites sur terre et mer pour les habitats et espèces internationalement importants
  • identifier où l'accomplissement des buts communs de sauvegarde sur terre et en mer requiert l'adoption de mécanismes
  • accroître la compréhension, la coopération et les approches communes parmi les régulateurs et les utilisateurs, encourageant de ce fait leur bonne volonté d'agir de manière appropriée pour la sauvegarde durable de l'environnement ; et
  • être basé sur une meilleure connaissance scientifique disponible des conditions écologiques requises pour les habitats et les espèces

Développer un cadre dans lequel appliquer des principes de sauvegarde au niveau national est, cependant, un challenge. Sa conception globale est cruciale pour les bénéfices attendus, ou pour évaluer les échecs de la sauvegarde et de la protection de la faune.

Beaucoup de facteurs doivent être pris en compte et pondérés en décidant de l'approche à recommander. Ces facteurs incluent :

  • des objectifs clairs et rassurants qui créent le consensus le plus large possible et qui s’appuient lorsque c’est pertinent, sur la politique et les procédures nationales existant en matière de sauvegarde de la nature
  • une définition du coût et de l'effort requis pour mettre en application le cadre, et comment il peut être raisonnablement équilibré pour atteindre un bénéfice maximal pour la sauvegarde tout en induisant une normalisation acceptable
  • un ajustement du niveau d'information disponible, ou qui pourrait raisonnablement être rendu disponible, pour soutenir le cadre - trop d'information aurait pour conséquence d’entraîner des coûts plus élevés et un progrès lent et inégal, alors qu’au contraire, peu d’information entraînerait une plus grande confiance dans une approche précautionneuse
  • une définition des contraintes écologiques de l'environnement, des processus responsables de ses modèles et des échelles dominantes en ce qui concerne les questions de variabilité physique et biologique
  • la nécessité de rationaliser et réduire au minimum les différents types et désignations, avec pour objectif de rechercher des solutions simples et uniques suffisamment flexibles pour répondre aux besoins de sauvegarde et de gestion résultant de nombreuses sources juridiques et politiques
  • une compréhension de la nature et la structuration d'un cadre intégrateur qui ne reproduit pas et n’entre pas en conflit avec l’existant, ainsi qu’une politique et des procédures établies dans d'autres secteurs d’intérêts environnementaux comme par exemple celui des carburants et du gaz, de la pêche…
  • et : à quel point ce cadre répond aux exigences des législations nationales et européennes, ainsi qu’aux obligations internationales.

En effet, il y a besoin d'équilibrer ces échéances de sorte que quelque cadre qui puisse être mis en place soit pratique, qu’il réponde à un maximum de besoins en terme de sauvegarde et qu’il soit bien compris et intégré par les autres utilisateurs, qu’il entraîne le moins de charge possible en terme d’exigence de normalisation. De nombreux éléments requis pour établir ce cadre, existent déjà au RU, quoique souvent dans un état fragmentaire ou rudimentaire. Le but devrait être une harmonisation et une uniformité, incluant les autres politiques et législations concernant la faune, de sorte que ce cadre soit complet mais également simple et direct. Il sera également essentiel de s'assurer que quelque cadre qui soit mis en place pour la sauvegarde de nature, soit relié aux principes plus larges du développement durable que le gouvernement a choisi comme pierre angulaire de sa politique environnementale.

L’échéance finale, comme tous les principes, devrait être formellement promulguée. Il serait important de s'assurer que tous les intérêts en jeu prennent en compte la base commune sur laquelle la politique s’appuyait auparavant. Les moyens ont pu changer. Les fonctions statutaires, naturellement, exigeraient une législation et pourraient soulever des questions de compétence aux niveaux nationaux et internationaux. Une alternative pourrait être une déclaration politique formelle par laquelle le gouvernement s'engagerait sur un ensemble de principes pouvant alors servir de pierre angulaire à l’action future.